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Sous-assurance à La Réunion : ce que révèle l’étude de l’IEDOM sur les risques climatiques
Mis en ligne le par ACA Assurances
En juin 2026, l’IEDOM a publié une étude intitulée « Sous-assurance et montée des risques climatiques : un double défi pour La Réunion ». Elle constate que l’île est moins assurée que la France hexagonale alors que les événements climatiques extrêmes devraient devenir plus fréquents et plus coûteux. Voici les principaux enseignements, avec notre lecture de courtier.
Une île moins assurée que l’Hexagone
Selon l’IEDOM, les cotisations d’assurance non-vie versées par les ménages et les entreprises réunionnaises représentent 693 millions d’euros en 2024. C’est 0,6 % du marché national, alors que La Réunion pèse 0,8 % du PIB de la France entière.
Au regard de sa richesse, l’institut estime que ces cotisations devraient être supérieures d’environ 30 % (soit 215 millions d’euros de plus). Cet écart est la mesure de ce qu’il appelle la sous-assurance. Il se retrouve dans l’ensemble des Outre-mer.
Des risques climatiques qui pèsent de plus en plus lourd
L’étude rappelle que les territoires ultramarins sont très exposés aux cyclones. Dans l’océan Indien, les dégâts causés à La Réunion par Belal en janvier 2024 puis par Garance en février 2025 dépassent les montants de sinistralité des vingt années précédentes.
Ces événements sont pris en charge, pour une large part, par le régime des catastrophes naturelles, qui repose sur l’assurance : seules les personnes assurées y ont accès. L’IEDOM souligne aussi que la hausse de la sinistralité peut se traduire par des primes plus élevées et par une sélection plus stricte des dossiers par les assureurs.
Les particuliers : un logement sur trois non assuré en 2017
D’après l’enquête Budget de famille de l’Insee de 2017, citée par l’IEDOM, 68 % des ménages réunionnais avaient une assurance multirisque habitation, contre 97 % dans l’Hexagone. Il s’agit d’une donnée ancienne : l’étude note que la couverture progresse, mais lentement.
Le budget n’explique pas tout. L’IEDOM évoque aussi un manque d’information sur les risques, la confiance dans la solidarité familiale ou nationale en cas de sinistre, ou encore des conditions de logement qui rendent le coût d’une assurance difficile à justifier. Côté automobile, le marché est plus mature : l’assurance responsabilité civile est quasi généralisée.
Les entreprises : le cas de la perte d’exploitation
La sous-assurance touche aussi les professionnels. Les cotisations d’assurance de dommages aux biens des entreprises représentent 0,4 % du PIB marchand à La Réunion, contre 0,7 % en France entière.
Les assureurs interrogés par l’IEDOM décrivent un cas fréquent : des entreprises assurent leurs locaux et leur matériel contre les risques classiques, mais pas la perte d’exploitation, c’est-à-dire les revenus perdus quand l’activité est à l’arrêt après un sinistre.
Ce que cela change concrètement pour vous
Pour un particulier, c’est le moment de relire son contrat d’habitation : cyclone, vent, inondation, plafonds, franchises, valeur à reconstruire, dépendances comme la varangue ou l’abri de jardin. Un contrat souscrit il y a plusieurs années n’est pas forcément adapté.
Pour un commerçant, un artisan ou un dirigeant, il s’agit de vérifier que les biens, le stock et surtout l’activité sont couverts, y compris en cas d’arrêt forcé d’exploitation. L’étude mentionne par ailleurs l’instauration en 2026 d’une garantie obligatoire couvrant les émeutes : ses conditions d’application doivent être vérifiées contrat par contrat.
Un courtier indépendant compare les garanties de plusieurs assureurs et vous aide à ajuster la couverture à votre situation. Après un sinistre, il vous accompagne aussi dans la déclaration et le suivi du dossier.
Questions fréquentes
Pourquoi parle-t-on de sous-assurance à La Réunion ?
Parce que, selon l’IEDOM, les cotisations d’assurance non-vie y représentent une part de la richesse produite inférieure d’environ 30 % à celle de l’Hexagone, pour les ménages comme pour les entreprises.
Mon contrat d’habitation couvre-t-il les cyclones ?
Cela dépend de votre contrat : franchise, plafonds et exclusions varient. Lisez les conditions générales ou demandez-nous une revue de vos garanties.
Une entreprise doit-elle assurer sa perte d’exploitation ?
Ce n’est pas une obligation générale, mais l’IEDOM relève que beaucoup d’entreprises assurent leurs biens sans couvrir l’arrêt d’activité. C’est un point à étudier avec un courtier selon votre activité.
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Sources
- IEDOM, « Sous-assurance et montée des risques climatiques : un double défi pour La Réunion », étude thématique, juin 2026
- IEDOM, La lettre de l’IEDOM La Réunion, juillet 2026
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Information générale, non contractuelle : les garanties et conditions dépendent de chaque contrat et de la réglementation en vigueur. Pour votre situation, demandez conseil à un courtier.